Quelle est la différence entre les drogues douces et les drogues dures ?
La loi sur l’opium (Opiumwet) énumère toutes les infractions pénales liées aux stupéfiants, plus connus sous le nom de drogues. Depuis le 1er juillet 2025, les drogues interdites aux Pays-Bas sont réparties en trois listes : la liste I, la liste Ia et la liste II. De cette manière, une distinction juridique est établie entre les drogues douces, les drogues dures et les groupes de substances interdits.
La liste I de la loi sur l’opium répertorie les drogues dures. Selon le gouvernement néerlandais, ces substances présentent des risques très graves pour la santé. Voici des exemples de drogues dures :
- Héroïne
- Cocaïne
- Amphétamine (Speed)
- MDMA (Ecstasy)
- GHB
- LSD (diéthylamide de l’acide lysergique)
- Méthamphétamine (Crystal meth)
- 3-MMC
- Méphédrone (4-MMC)
- Huile de chanvre
La liste II de la loi sur l’opium répertorie les drogues douces. Celles-ci sont considérées par le gouvernement comme moins nocives que les drogues dures, bien qu’elles restent interdites. Les drogues douces les plus connues sont :
- Produits à base de cannabis (beuh, haschich)
- Champignons hallucinogènes (Paddo’s)
- Khat / Qat
Depuis le 1er juillet 2025, la liste Ia a été ajoutée à la loi sur l’opium. Cette liste a été introduite en raison de l’émergence des drogues de synthèse (designer drugs) : des drogues synthétiques dont la structure chimique a été légèrement modifiée pour contourner la loi. Pour contrer ce problème, le législateur a interdit des groupes entiers de substances. Toute drogue relevant chimiquement d’un tel groupe est automatiquement passible de sanctions. La liste Ia comprend les groupes de substances suivants :
- Substances dérivées de la 2-phénéthylamine : notamment 4-FA, 4-MMC, Flakka, DOC, diverses cathinones, variantes 2C, variantes de la mescaline
- Cannabimimétiques / Cannabinoïdes synthétiques, par exemple les substances de type « Spice »
- Substances dérivées de la 4-aminopipéridine, y compris les nitazènes et autres opiacés de synthèse de type fentanyl
L’utilisation de trois listes permet d’appliquer des règles et des peines différentes pour différents types de drogues. Un exemple bien connu est la politique de tolérance : la vente de cannabis et de haschich dans les coffeeshops est autorisée sous certaines conditions, même si ces substances figurent officiellement sur la liste II.
Quels actes sont pénalisés par la loi sur l’opium ?
La loi sur l’opium pénalise divers actes liés aux stupéfiants. Cela concerne, entre autres, l’importation ou l’exportation du territoire néerlandais, la détention, la culture, la production, le commerce, le transport, la livraison, la fourniture, la préparation, le traitement et la transformation de drogues. Ces incriminations s’appliquent tant aux drogues dures qu’aux drogues douces, dans le respect de la politique de tolérance néerlandaise. Cette politique de tolérance est expliquée plus en détail ci-dessous.
La possession d’une petite quantité de drogue pour usage personnel est-elle punissable ?
Au sens juridique, la possession de drogue est toujours punissable, même s’il s’agit d’une petite quantité pour usage personnel. Cependant, la politique de tolérance s’applique également ici, selon laquelle la possession d’une quantité minime de drogue n’entraîne généralement pas de poursuites pénales. Cette limite est fixée à :
- Drogues dures : maximum 1 pilule d’ecstasy, 0,5 gramme de cocaïne ou d’héroïne, ou 5 ml de GHB
- Drogues douces : maximum 5 grammes de haschich ou de cannabis
Bien que vous ne soyez généralement pas poursuivi dans ces cas, la police saisira les drogues trouvées. Si vous dépassez ces quantités, on part du principe que les drogues ne sont pas exclusivement destinées à un usage personnel. Dans ce cas, une procédure pénale s’ensuit généralement.
Quand la culture du chanvre est-elle punissable ?
La culture du chanvre (plants de cannabis) est en principe punissable aux Pays-Bas. La politique de tolérance néerlandaise fait toutefois une exception pour la culture à petite échelle destinée à l’usage personnel. Cela signifie que si la police découvre un maximum de cinq plants de chanvre ou boutures, elle les saisira, mais n’engagera généralement pas de poursuites. Si plus de cinq plants sont découverts, des poursuites pénales seront en principe engagées.
Vous êtes soupçonné de culture de chanvre à grande échelle ou une plantation de cannabis a été découverte dans votre habitation ? Il est alors d’une importance capitale de solliciter un avis juridique le plus tôt possible. Une assistance professionnelle peut faire la différence dans le dénouement de l’affaire.
La préparation et la facilitation de la culture illégale de cannabis sont-elles punissables ?
Oui. Depuis le 1er mars 2015, la préparation et la facilitation de la culture illégale de chanvre sont également pénalisées. Cela signifie que toute personne qui installe une plantation ou des tiers qui permettent ou facilitent la culture peuvent être poursuivis pénalement. Cela concerne notamment :
- Les growshops qui fournissent du matériel pour la culture du chanvre
- Les bailleurs de locaux utilisés comme plantations
- Les installateurs de dispositifs électriques illégaux
- Les constructeurs de chambres de culture
Avec cette mesure, le législateur souhaite renforcer la lutte contre la culture de chanvre à grande échelle en pénalisant l’ensemble de la chaîne entourant la culture illégale. Ainsi, même si vous ne cultivez pas vous-même (encore), mais que vous contribuez indirectement à la production illégale de chanvre, vous risquez des poursuites pénales.
Quand y a-t-il trafic de drogue ?
Le trafic de drogue, également appelé deal, est punissable selon la loi sur l’opium. Si vous êtes trouvé en possession d’une quantité de drogue supérieure à la quantité autorisée pour l’usage personnel, cela est généralement interprété comme une quantité commerciale. On suppose alors que vous avez l’intention de vendre ou de distribuer la drogue, même si ce n’est pas le cas en réalité.
En voici des exemples :
- La possession de plus de 5 grammes de drogues douces
- La possession de plus de 0,5 gramme de drogues dures
Si vous êtes arrêté avec une telle quantité de drogue sur vous, par exemple lors d’un festival ou dans les transports en commun, il est important de solliciter un avis juridique le plus rapidement possible. Il est fort possible que la quantité trouvée soit considérée à tort comme destinée au commerce. Nos avocats pénalistes expérimentés peuvent vous conseiller et vous soutenir à cet égard.
Pouvez-vous conduire sous l’influence de drogues ?
Conduire sous l’influence de drogues est punissable. Si la police soupçonne que vous conduisez sous l’influence de drogues, elle peut agir immédiatement. Ce soupçon naît généralement si vous présentez un comportement routier dangereux, comme des embardées sur la route ou des mouvements de volant brusques. Dans de tels cas, la police peut :
- Retirer votre permis de conduire (saisie)
- Vous interpeller pour une enquête plus approfondie
- Faire effectuer un test salivaire ou une analyse de sang pour établir l’usage de drogues
Si l’enquête révèle que vous étiez sous influence au volant, vous pouvez recevoir une citation à comparaître devant le tribunal ou être invité à une audition devant le ministère public (OM-hoorzitting). Outre une amende, une peine de travail d’intérêt général ou une peine de prison, vous pouvez également vous voir imposer une interdiction de conduire. Vous ne pourrez alors plus conduire de voiture pendant une période de plusieurs mois. Une telle interdiction de conduire est souvent une peine lourde, surtout si vous dépendez de votre permis pour votre travail ou votre famille. Il est donc important de connaître vos droits et de savoir comment vous défendre.
Vous êtes soupçonné de conduite sous influence ? Prenez alors immédiatement contact avec l’un de nos avocats pénalistes experts. Nous vous conseillerons avec plaisir.
Êtes-vous punissable si quelqu’un détient de la drogue en votre présence ?
Oui, vous pouvez être punissable si quelqu’un a de la drogue sur lui en votre présence, mais cela dépend de deux conditions importantes : si vous étiez au courant de la présence de la drogue et si celle-ci se trouvait dans votre sphère d’influence. En d’autres termes : il ne s’agit pas seulement du fait que des drogues soient à proximité, mais aussi de savoir si vous étiez consciemment informé de leur présence ET si vous aviez (en partie) un pouvoir de décision ou de contrôle sur celles-ci. Voici quelques exemples pratiques :
- Non punissable : Vous êtes dans une voiture avec une connaissance qui, sans que vous le sachiez, a de la drogue dans la poche de sa veste. Vous ne saviez rien et n’aviez aucun contrôle dessus.
- Punissable : Vous êtes chez vous avec des amis. L’un d’eux sort de la drogue et vous le permettez. Vous le saviez ET vous aviez le contrôle sur le lieu : cela peut être punissable.
- Cas à risque : Vous voyagez avec quelqu’un dont vous soupçonnez qu’il a de la drogue sur lui, mais vous ne demandez rien et ne faites rien. Dans une telle situation, il se peut que la police présume tout de même votre implication, selon les circonstances.
Quand le bourgmestre peut-il procéder à la fermeture de votre local ou de votre habitation ?
Le bourgmestre peut fermer votre habitation ou votre local commercial si une quantité commerciale de drogue y est découverte. Cela signifie que l’administration part du principe que les drogues sont destinées à la vente, et pas seulement à l’usage personnel. On parle généralement de quantité commerciale de drogue si :
- Plus de 0,5 gramme de drogues dures (comme la cocaïne, l’ecstasy ou l’héroïne) est trouvé
- Plus de 5 grammes de drogues douces (comme le cannabis ou le haschich) sont présents
- Plus de 5 plants de chanvre sont découverts
Il est important de savoir que le fait que vous sachiez ou non que des drogues se trouvaient dans les locaux n’a pas d’importance. Le bourgmestre peut également fermer votre habitation ou local :
- Si vous ne saviez rien des drogues
- Si vous louez le local à quelqu’un d’autre
- Si les drogues ont été trouvées chez un locataire temporaire, un habitant ou un visiteur
En d’autres termes : même si vous ne consommez ni ne vendez de drogues vous-même, vous pouvez tout de même être confronté à la fermeture de votre habitation ou local. Cette fermeture peut varier d’un mois à une durée indéterminée.
Avez-vous reçu une lettre de la commune indiquant que le bourgmestre souhaite fermer votre local ? N’attendez pas. Il est important d’agir immédiatement. Dans de nombreux cas, il est possible de s’opposer à la fermeture ou de l’empêcher par des démarches juridiques. Nos avocats spécialisés peuvent vous aider à cet égard. Nous vous conseillerons volontiers sur la bonne approche pour éviter ou annuler la fermeture. Plus vite vous nous contactez, plus grandes sont les chances d’une issue favorable.
Quelle peine risquez-vous pour un délit lié à la drogue ?
Les délits liés à la drogue se présentent sous de nombreuses formes. Il peut s’agir de possession de drogue lors d’un festival, de trafic à grande échelle ou même de contrebande depuis l’étranger. La production de drogue varie également d’une plantation de cannabis à domicile à un laboratoire professionnel. La peine que vous risquez en cas de condamnation pour un délit lié à la drogue ne peut donc pas être définie en termes généraux. Elle dépend non seulement du délit dont vous êtes soupçonné, mais aussi s’il s’agit de drogues dures ou douces. Le poids des substances psychotropes et vos éventuelles condamnations antérieures pour des faits similaires sont également pris en compte. Nous pouvons vous informer sur la peine que vous risquez. N’hésitez pas à nous contacter sans engagement.
Avez-vous reçu une ordonnance pénale ?
Si vous êtes soupçonné d’un délit lié à la drogue, le ministère public peut, dans un certain nombre de cas, choisir de ne pas vous traduire devant un juge pénal, mais de traiter l’affaire lui-même. Cela peut se faire au moyen d’une ordonnance pénale (strafbeschikking). Il est également possible que vous soyez invité à une audition devant le ministère public. Dans tous ces cas, vous risquez une inscription au casier judiciaire. N’acceptez donc jamais cela avant d’avoir parlé à votre avocat. Nous vous aidons à éviter ces conséquences préjudiciables.
Pourquoi est-il judicieux de faire appel à un avocat si vous êtes soupçonné d’un délit lié à la drogue ?
Une condamnation pour possession, production ou trafic de drogue peut influencer votre avenir. Vous risquez non seulement une peine de prison, mais vous pourriez aussi rencontrer des difficultés à l’avenir pour obtenir un certificat de bonne vie et mœurs (VOG). Votre avocat vous aide à éviter ces conséquences fâcheuses. Nos avocats pénalistes ont une grande expérience de ce type d’affaires pénales. Sur la base de votre dossier de procédure, ils rechercheront la meilleure stratégie de défense pour votre affaire. Votre avocat examinera pour vous s’il existe une possibilité d’acquittement. Prenez contact sans engagement pour discuter ensemble des possibilités.



