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Conduite sous influence

Êtes-vous soupçonné de conduite sous l’influence de l’alcool, de drogues ou de médicaments ? Il s’agit d’une infraction routière grave pouvant entraîner de lourdes amendes, une suspension du permis de conduire, voire une peine d’emprisonnement. De plus, une condamnation peut avoir des conséquences majeures sur votre travail, votre assurance et votre certificat de moralité (VOG).

Les avocats de Weening avocats pénalistes sont spécialisés en droit pénal routier et possèdent une vaste expérience dans les affaires de conduite sous influence. Ils vérifient si l’enquête a été menée correctement et mettent à profit leurs connaissances et leur expérience pour bâtir la défense la plus solide possible pour vous.

Réponses aux questions fréquentes
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Dernière mise à jour : 3 août 2026

Qu’est-ce que la conduite sous influence ?

La conduite sous influence signifie que vous conduisez un véhicule à moteur après avoir consommé de l’alcool, des drogues ou certains médicaments. L’utilisation de ces substances affecte votre aptitude à la conduite et vous représentez un danger sur la route. La loi fixe donc des limites claires quant à la quantité d’alcool ou de drogues que vous pouvez avoir dans le corps en conduisant.

Lorsque vous êtes intercepté pour suspicion de conduite sous influence, l’agent effectue d’abord un alcootest indicatif ou un test salivaire. Si le résultat indique que vous avez consommé une substance stupéfiante, vous êtes arrêté pour une enquête complémentaire. Cette enquête peut consister en une analyse d’haleine ou une analyse de sang.

Quand la conduite sous influence est-elle punissable ?

La conduite sous influence est punissable dès que la limite légale est dépassée. Pour l’alcool, les limites suivantes s’appliquent :

  • Conducteurs novices (détenteurs du permis depuis moins de 5 ans) : maximum 88 microgrammes par litre d’air expiré (0,2 pour mille).
  • Conducteurs expérimentés : maximum 220 microgrammes par litre d’air expiré (0,5 pour mille).

Pour les drogues et les médicaments, chaque type de drogue possède sa propre limite légale :

  • Général : la plupart des drogues ont une valeur limite de 50 microgrammes par litre de sang. C’est le cas par exemple de la MDMA, des amphétamines et de la cocaïne.
  • Cannabis/THC : une valeur limite de 3,0 microgrammes par litre de sang.
  • Héroïne : une valeur limite de 20 microgrammes par litre de sang.
  • GHB : une valeur limite de 10 microgrammes par litre de sang.

Lorsqu’une personne utilise une combinaison de substances (par exemple alcool et drogues), les valeurs limites sont abaissées. Pour l’alcool, la valeur limite pour les conducteurs expérimentés passe de 0,5 pour mille à 0,2 pour mille. Et pour les drogues, une présence de seulement 25 microgrammes par litre de sang suffit alors pour être punissable.

Quelles sont les peines généralement imposées pour la conduite sous influence ?

La peine imposée pour ce délit dépend du taux mesuré, du type de véhicule conduit et du fait que la personne ait déjà été condamnée pour conduite sous influence. Pour les automobilistes condamnés pour la première fois pour conduite sous influence, les directives suivantes s’appliquent :

Alcool (conducteur novice) :

  • Taux de 0,2 à 0,8 pour mille : amende de 300 €.
  • Taux de 0,81 à 1,3 pour mille : amende entre 350 € et 550 € avec une suspension de permis avec sursis de 6 mois. Taux de 1,31 à 2,35 pour mille : amende entre 650 € et 1 100 € avec une suspension de permis de 6 à 10 mois.
  • Taux de 2,36 et plus : une peine de travail à partir de 60 heures avec une suspension de permis à partir de 12 mois.

Alcool (conducteur expérimenté) :

  • Taux de 0,5 à 1,3 pour mille : amende entre 300 € et 650 €. Taux de 1,31 à 2,35 pour mille : amende entre 650 € et 1 100 € avec une suspension de permis de 3 à 10 mois.
  • Taux de 2,36 et plus : une peine de travail à partir de 60 heures avec une suspension de permis à partir de 12 mois.

Drogues :

  • Usage simple de THC : amende de 450 €. Usage simple d’autres drogues/médicaments : amende de 850 € avec éventuellement une suspension de permis avec sursis.
  • Usage combiné de substances : une peine de travail de 40 heures avec une suspension de permis de 12 mois, dont 6 mois avec sursis.

Un agent peut-il effectuer un alcootest ou un test salivaire sans raison et suis-je obligé d’y coopérer ?

Oui. Un agent peut effectuer un alcootest ou un test salivaire sans motif particulier ni suspicion. Il s’agit simplement d’un pouvoir de contrôle dont ils disposent. Vous êtes également obligé de coopérer à l’alcootest ou au test salivaire. Le refus de coopérer constitue en soi une infraction pénale. Il s’agit d’une contravention habituellement sanctionnée par une amende de 310 €.

Que se passe-t-il si vous refusez une analyse d’haleine ou de sang ?

Lorsqu’il existe une suspicion concrète que vous avez conduit sous influence, par exemple suite au résultat de l’alcootest ou du test salivaire, en raison de votre comportement au volant ou d’une odeur d’alcool ou de cannabis dans la voiture, le verbalisateur peut vous ordonner de coopérer à une enquête complémentaire. Vous êtes alors emmené au poste de police où une analyse d’haleine ou de sang est effectuée. Vous êtes obligé de suivre cet ordre et de prêter votre coopération. Le non-respect de cet ordre constitue en effet un délit et est habituellement sanctionné par une amende de 1 000 € et une suspension de permis de 9 mois.

Que se passe-t-il si une erreur a été commise lors de l’analyse d’haleine ou de sang ?

L’analyse d’haleine et de sang en cas de conduite sous influence est soumise à des prescriptions légales strictes. Ces règles existent pour garantir la fiabilité de l’enquête et de son résultat. Il arrive cependant régulièrement que des erreurs soient commises pendant l’enquête, par exemple lors du prélèvement, du stockage ou de l’analyse du sang. Lorsqu’une prescription importante est alors violée – ce qu’on appelle aussi les garanties strictes – on ne peut plus parler d’une enquête fiable. Cela a souvent pour conséquence que vous devez être acquitté de la conduite sous influence.

Il est donc important que vous soyez assisté par un avocat ayant beaucoup d’expérience dans ce domaine. Celui-ci pourra alors vérifier pour vous si l’enquête a été menée conformément aux prescriptions.

Que se passe-t-il si vous avez conduit sous influence deux fois en cinq ans ?

Si vous êtes condamné deux fois en cinq ans pour conduite sous influence, vous risquez de perdre votre permis de conduire. Aux Pays-Bas, nous connaissons en effet un système dit « à points » pour les permis de conduire. Ce système fonctionne comme suit :

  • Avez-vous été condamné deux fois en cinq ans pour conduite sous influence et aviez-vous, lors de la deuxième condamnation, plus de 1,3 pour mille d’alcool dans le sang ? Votre permis de conduire est alors immédiatement déclaré invalide.
  • Avez-vous été condamné deux fois en cinq ans pour conduite sous influence et aviez-vous, lors de la deuxième condamnation, moins de 1,3 pour mille d’alcool dans le sang ? Une nouvelle période de cinq ans commence alors à courir et vous recevez à nouveau un point de pénalité.

Attention : le refus d’une analyse d’haleine ou de sang est assimilé à une condamnation pour conduite sous influence avec plus de 1,3 pour mille d’alcool.

Pour obtenir un nouveau permis de conduire, vous devez repasser l’examen de conduite et participer à une enquête sur l’aptitude à la conduite.

Pourquoi est-il judicieux de faire appel à un avocat si vous êtes soupçonné de conduite sous influence ?

Une condamnation pour conduite sous influence peut avoir un impact sur votre avenir. Vous risquez non seulement une suspension de permis ou une peine de travail. Vous pourriez également rencontrer des problèmes à l’avenir pour obtenir un certificat de moralité (VOG). Une condamnation pour conduite sous influence est presque toujours inscrite à votre casier judiciaire. Votre avocat vous aide à éviter ces conséquences fâcheuses. Nos avocats pénalistes ont une grande expérience de ce type d’affaires pénales. Sur la base de votre dossier de procédure, ils recherchent la meilleure stratégie de défense pour votre affaire pénale. Votre avocat examine pour vous si un acquittement est possible dans votre dossier. Prenez contact sans engagement pour discuter ensemble des possibilités.

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